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Simone DANIS une leçon de vie

Il y a des rencontres qui distillent de l’espérance et qui donnent un autre sens à la vie. Celle d’avec Simone Danis en fait partie. Née le 5 mars 1920, Simone étonne par sa vitalité, son esprit vif, toujours à l’écoute. Le temps semble ne pas avoir d’emprise sur elle! Elle mesure le privilège qu’elle a d’être en bonne santé… Elle est la mémoire vivante de plusieurs époques qui la conduisent à revenir sur les traces de ses parents et grand-parents dans les années 1800. Rien ne lui échappe. Installée à Landorthe en 1955, elle a pu mesurer la transformation du village, de la région mais surtout l’évolution d’une société qui ne sait plus apprécier la valeur des choses. Nous n’avons pas face à nous une personne usée par le poids des ans mais une personne qui assure son quotidien avec une belle dose d’optimisme! Il suffit de faire un petit tour dans son atelier où son tracteur tondeuse et quelques outils sont les preuves tangibles d’une activité certaine.

 

Le bonheur vient de ce que nous faisons.

A l’orée de sa 100ème année Simone ne se contente pas de voir le temps qui passe avec une certaine philosophie et sourire aux choses qu’elle a accumulé dans sa vie. Pleine d’expérience de la vie et des gens elle porte un regard lucide sur le monde qui l’entoure et dont la télévision lui renvoie une image qui confirme sa pensée. Le bonheur vient d’une attitude positive. Aujourd’hui, on veut tout avoir et tout de suite dit-elle. Il faut apprendre à apprécier ce que l’on a, laisser du temps au temps.

De son enfance dans un milieu d’hommes, dans les Landes où son père contremaître gérait une exploitation forestière elle a dû très tôt se forger un moral et un physique. Dès l’âge de 6 ans, dans la forêt, elle parcourait seule plusieurs kms sur son petit vélo pour rejoindre l’école ! Sa vie ne sera pas un long fleuve tranquille mais une époque pleine de bons souvenirs malgré la période sombre de la guerre.

Elle découvre la première voiture où l’on conduisait sans avoir besoin d’un permis de conduire! Des Landes à Toulouse, puis Saint-Gaudens et enfin Landorthe où elle s’installe avec son mari Maurice notre alerte nonagénaire apprécie tous les moments que la vie lui offre. Veuve depuis 2001 n’ayant pas eu d’enfant, elle ne se sent pas pour autant vraiment seule bénéficiant de l’extrême amabilité de ses voisins Michel, Josy (2),Patrick,René, Jeannot et Brigitte qui veillent discrètement sur elle. Les rencontres avec eux, autour d’un repas s’apparentent à un repas familial qu’elle savoure pleinement. Des petits « rien » qui ont beaucoup de valeur.

Décider que la vie est belle, change notre perception et rend la vie meilleure, et apparemment cela vous aide à vivre mieux. » Quelle est la plus grande erreur que font les gens dans leur vie ? De ne pas être satisfaits de ce qu’ils ont. » Merci Simone pour cette simple et belle leçon de vie!

 

 

Cédric MATILLA, l'âme d'un champion

Pour Cédric Matilla jeune landorthais d'une vingtaine d'années, le sport fait partie intégrante de sa vie, une passion chevillée au corps. On est sportif dans la famille mais pour lui, le sport est un moyen de s'exprimer et il le fait bien comme un poisson dans l'eau, pourrait-on dire. En 2016, il disputait les championnats de France de natation sport adapté. Son handicap n'est pas un obstacle, il y puise même des raisons supplémentaires pour se surpasser. Il aime le judo qu'il pratique régulièrement mais la natation a pris une place prépondérante. Il suffit de l'observer lors des séances d'entraînement qu'il suit au sein du club des Marsouins du Comminges ,à Saint-Gaudens. Il aligne les longueurs avec une aisance plutôt surprenante. L'eau n'est pas un élément contre lequel il se bat. La piscine de Saint-Gaudens c'est son jardin et c'est là sous les conseils avisés de son coach William Montano qu'il travaille inlassablement chaque semaine au rythme de plusieurs entraînements hebdomadaires. Ses performances le placent au rang d'espoir et son intégration en équipe de France n'est pas le fruit du hasard. Il a amélioré au fil des mois ses chronos sur 50 m, 100 et 200m, sans oublier le 200m x 4 nages.

Dans le bassin des grands aussi bien au plan national qu'international, Cédric a l'intention de vivre sa passion sereinement. Sa participation aux championnats d'Europe en 2017, en France ne va rien changer à ses habitudes.

Il est aussi au comité des fêtes de Landorthe où au milieu de ses copains, il participe à l'animation du village. Une vie normale tout simplement…

 

 

 

Emile GUERS, un apiculteur passionné

Emile, retraité a des journées bien remplies et son implication dans une association locale ne suffit pas à son emploi du temps. Pendant plus de cinquante ans, à côté de son activité professionnelle, il a voué une passion au monde des abeilles. C'est un milieu qu'il connaît parfaitement.Il est le spécialiste apicole sur le canton de Saint-Gaudens mais intervient aussi sur celui de Barbazan et Salies du Salat. Intarissable sur la question, Emile comme la plupart des apiculteurs semble avoir apprivoisé sa nombreuse colonie d'ouvrières. Il suffit de l'observer dans ses gestes qui nécessitent quand même quelques précautions.

Un calendrier d'activités

En mai, c'est à Latoue qu'il fait escale pour la production de miel d'acacia et toutes fleurs.En juin, il transporte ses ruches à Milhas pour la production de miel de châtaignier et de tilleul. Il a aussi des ruches sur la commune de Saint-Ignan pour le miel de tournesol. En septembre, il lui faudra procéder à un traitement aux huiles essentielles pour protéger les abeilles de la loque, maladie bien connue qui détruit les larves. On constate dit-il, une diminution des essaims dans les ruches sans pour autant être en mesure de donner une explication. Une ruche produit en moyenne 25 à 30 kg de miel et sa production, Emile l'écoule sans problème. Ici, ce n'est pas l'aspect commercial qui intéresse notre homme, c'est avant tout une histoire comme on les aime, une passion tout simplement pour ces insectes dont le mode de vie est passionnant comme les explications que peut fournir Emile GUERS à tous ceux qui le "branchent" sur le sujet.


Emile GUERS

 

Michel FOURMENT, la montagne à coeur

Michel depuis son domicile devine le Cagire qui se dresse  fièrement face au village. C'est là, au cours d'une randonnée avec son père, il y a plus de 30 ans, qu'il a découvert le plaisir d'escalader et de s'attacher à cet environnement qui est aujourd'hui l'une de ses passions. Son brevet d'état en poche, inscrit au CAF ( Club Alpin français ), dès que son emploi du temps le permet, Michel sillonne les Pyrénées seul ou le plus souvent en accompagnant les amateurs de randonnées, sur une ou deux journées. Parfois les mauvaises conditions climatiques de l'hiver ou du printemps font que ces sorties sont peu nombreuses. Pas besoin d'entraînement spécifique dit-il , mais une condition physique correcte est nécessaire. On peut se faire plaisir à tout âge et les sommets accessibles à la randonnée sont nombreux. Ce n'est pas un loisir dangereux, il faut simplement être  prudent et faire preuve d'humilité.

Michel Fourment a pratiquement gravi tous les 3 000m des Pyrénées sans oublier la barre des Ecrins dans les Alpes et son fameux Mont Blanc, escaladé à deux reprises. L'activité montagne est présente tout l'année. L'automne , on commence  doucement avec les randos autour d'Aspet, pour le brame du cerf, l'hiver ce sont les sorties raquettes, au printemps, c'est la découverte du piémont pyrénéen et l'été, on part vers les plus hauts sommets comme le Pic de Royo au-dessus de Luchon, le Mont Perdu, le Montcalm et l'Espagne aussi avec le Valibierne, après le tunnel de Viella. Les sommets ariégeois ont la côte auprès des clients qui viennent du grand Sud mais également de plus loin dans l'Hexagone. Michel est intarissable et le guide qui convient pour nous amener "sereinement" à la découverte des plus beaux sites de nos Pyrénées. Pour le contacter, une adresse : pyrenees-oc.fr


Michel FOURMENT

 

Loïc LE GUEN, chasseur de frelons

Sa spécialité, c'est la chasse au frelon asiatique malheureusement bien répandu dans notre région. Il y a fort à craindre une recrudescence de ce type d'insecte en raison d'un hiver plutôt doux. Celui-ci arrivé dans le Sud-Ouest en provenance de Chine en 2004, inquiète mais les moyens de le combattre existent et Loîc qui a suivi une formation spécifique, agréée par la FREDEC ( fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) précise que la reine qui vient de sortir de sa période d'hibernation, essaime en particulier près des plans d'eau et arbres fruitiers. Le nid grossit jusqu'au mois d'août et septembre est la période de reproduction de l'espèce. Il y a plusieurs années, le frelon basait son nid très haut dans les arbres mais aujourd'hui, on note un changement de comportement du au fait qu'il ne rencontre pas de prédateur. Les nids sont bien souvent placés sous les toitures, dans les haies et les arbres bien entendu. Au-delà du fait qu'il est dangereux pour l'homme, le frelon est friand d'abeilles et contribue largement à la diminution de l'espèce. Loîc intervient à la demande des particuliers, des mairies, de juin à novembre en traitant avec un puissant insecticide propulsé dans le nid avec un compresseur. Equipé d'une combinaison adaptée à la situation et muni d'une perche télescopique, cette opération est minutieuse et demande beaucoup de précaution. Le danger se situe surtout dans un rayon de 5 m autour du nid. N'hésitez pas à contacter Loïc via son entreprise "Stop guêpes et frelons" au 06 64 03 18 74. L'homme est sympathique et surtout compétent. Des propriétaires l'appellent parfois pour lui signaler la présence d'un nid de l'année précédente mais sachez nous dit Loïc, avec le sourire, que les nouvelles reines n'utilisent jamais les derniers domiciles de leurs congénères!


Loïc LE GUEN

Jean-Luc FOURMENT pour un devoir de mémoire

Ce passionné d'histoire résidant à Toulouse a ses attaches familiales au village et c'est en consultant, un peu par hasard, la liste des 13 landorthais morts au champ d'honneur durant la première guerre mondiale que l'idée lui est venue de s'intéresser de plus près à ces Landorthais.Où sont-ils morts? Ont-ils des descendants ici dans la région? Il s'est alors fixé cet incroyable challenge en 2002 de partir à la découverte de leur histoire, de connaître leur vie au combat. Un véritable travail de fourmi s'engage qui va durer 7 longues années et conduire notre "historien" un peu partout en France, tel un détective. Il ne compte plus les allers-retours sur Paris pour consulter directement les archives nationales de l'armée au château de Vincennes, les déplacements à Verdun, dans la Somme et même en Belgique. Au départ, son but était d'établir un dossier sur chacun des 13 soldats inscrits sur le monument aux morts et de le confier ensuite à la mairie une fois le travail accompli. Mais il lui sembla intéressant de retanscrire tout le fruit de ses recherches sur le papier et  d'écrire un livre qu'il intitulera tout simplement " Les 13 de Landorthe". Il y avait là, matière à fixer par l'écrit et l'image tous les documents confiés par les familles retrouvées: photos, cartes postales, lettres, même le journal écrit par ces hommes au combat. 69 jeunes gens furent mobilisés et 13 périrent au combat ou suite à leurs blessures. Jean-Luc n'a pas ménagé son temps ni sa patience pour aller au bout de ses investigations. Près de 300 pages pour brosser la vie et le quotidien de 13 hommes qui n'avaient pas choisi leur vie mais qui par leur dévouement ont permis à notre pays de rester un pays libre. Voilà un pan de notre histoire à sauvegarder sur le disque dur de notre mémoire.


Jean-Luc FOURMENT