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Histoire de Landorthe

                            Le nom de Landorthe est associé jusqu’au XVII ième siècle à celui d’une belle forêt.Dans les clairières de cette forêt assez dense on trouvait un groupe de chaumières construites au voisinage d’un château. Le nom du village, anciennement « andortho » vient probablement de la désignation, en dialecte régional, des osiers, saules et joncs, tous éléments propices à la vannerie, qui poussaient autour de nombreuses sources d'émergence, qui affleurent encore, de ci de là, à flanc de coteau. Son territoire débutait sur les coteaux des Serres, enjambait un ruisseau (le Soumès) et s’étirait jusqu’aux revers du plateau du saint-gaudinois ou des landes lui succédaient vers le sud.

  La première mention d'un seigneur de Landorthe, Raymond Guilhem, en 1139, a trait à la concession d'un droit sur ses forêts , octroyé aux moines de l'abbaye de Bonnefond, pour leurs troupeaux. Une charte en 1202, autorise les habitants de Saint- Gaudens  à couper le bois dans les forêts de Landorthe. Au Moyen- Age, les forêts et landes de Landorthe sont réputées comme peu sûres, refuge de brigands qui menacent les routes. On connaît peu de choses sur la première famille des seigneurs de Landorthe. Le château qui dépendait de la seigneurie d'Aurignac, n'a du être qu'une modeste construction dont il ne reste aujourd'hui aucun vestige. Cette famille s'est probablement éteinte au cours des XII ième ou XIII ième siècle, soit au cours des guerres entre Foix et le Comminges qui saignèrent à blanc cette petite noblesse batailleuse sur les confins du Nébouzan et du Comminges. Il est aussi possible que celle-ci  ait été décimée, tout simplement au cours des épidémies de peste. A noter dans ce domaine qu'en 1375, la paroisse voisine de Lieoux figure dans la liste des communautés ayant perdu toute leur population. La seigneurie de Landorthe (droits et domaines fonciers) fut rachetée au roi en 1543 par Gaston de Latour, seigneur de Lieoux. De là est issue la lignée des Latour-Landorthe dont les descendants existent encore. Cette famille avait un hôtel particulier à Paris, au Palais Royal ce qui la rapprochait du Calvados en vue sans doute d'un mariage arrangé avec une jeune châtelaine normande aux propriétés importantes. Ces informations relevées dans les archives de la commune de Frénouville, en Normandie précise aussi que cette famille n'a cédé ses dernières terres  à la commune que vers 1950.

 

L'église Saint-Barthélémy.

Construite vers le XVI ième siècle, elle était le point de rencontre des fidèles. Ils se rendaient dans ce lieu de culte et plus tard auprès des croix installées aux carrefours pour prier et demander des conditions favorables aux récoltes ainsi que la protection contre les calamités de tous ordres . En 1936, par une nuit d’orage, l’église subit de gros dégâts ne conservant que le clocher et le portail. C’est un des premiers édifices religieux de la région qui sera reconstruit en béton. Elle surprend avec son architecture néo-byzantine, ses façades blanches et ses deux grandes rosaces représentant la Vierge Marie au nord et Saint-Barthélémy, patron de l’église, au sud.    

 

 

La chapelle.

 

 

C'est seulement vers 1850, que les paroissiens firent construire une petite chapelle, à 800 mètres environ de l'église. Celle-ci de  8m de long et 5,50m de large présente un autel qui semble remonter au XVII ième siècle. Jusqu'en 1950 , le dimanche qui suivait le 16 juillet, les vêpres étaient chantées à l'église et on se rendait en procession à la chapelle. Les enfants y étaient bénis. Le jour de la Saint-Roch, les animaux de trait étaient également bénis. La chapelle sera restaurée en 1948 et en 1998.

 

 

 

 

 

 La construction de la route royale, en 1773, anciennement la route nationale 117, voit apparaître les premières parcelles parfaitement géométriques, en vue de leur cession à des colons défricheurs. Tout au long de cette route royale, les premières fermes se construisent, destinées à assurer la présence humaine et...la sécurité.

En 1776 , la paroisse de Landorthe comportait 100 feux (450 habitants) et son annexe de Savarthès 45 feux. Cette population vivait de vannerie et d'agriculture assez précaire. Beaucoup de mendiants y étaient dénombrés.

Au XIX ième siècle, cette pauvreté est encore attestée par le nombre de brassiers figurant à l'état civil. Les brassiers désignaient les ouvriers ( manœuvres) qui louaient leurs bras, à la journée, dans les métiers liés à l'agriculture.

 

 

La ferme Baron

Aujourd'hui, il reste un vestige de ce passé agricole avec la ferme Baron du XVII ième siècle faite de pierre, bois et torchis. C'est incontestablement la plus ancienne habitation rurale du village. Elle est construite selon un plan en équerre, afin de protéger la cour et l'entrée de la maison des vents d'ouest dominants. Une galerie court sur toute la façade sud de la maison et permettait de profiter du soleil. Le grenier était prévu pour la conservation des récoltes de grains, céréales, fèves et haricots secs.

 

Généalogie des Maires de Landorthe